Toarcien

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Les spécimens représentés pour cet étage proviennent pour la quasi totalité, de la région  de Nancy étendue (54).

Dans cette région, le Toarcien est assez bien représenté et affleure (géologiquement parlant) à de nombreux endroits, mais il est souvent masqué soit par des constructions ou de la voirie soit par des prairies.

Il a été  mis en évidence lors de travaux de constructions et de façon très significative depuis  1970. Il faut signaler en particulier la construction des tours et des parkings dans le centre de Nancy, la construction de la ZAC de Vandoeuvre ainsi que divers lotissements dans la périphérie.

Les fossiles se trouvent,  à la base du Toarcien, dans les schistes "Carton", mais seulement à l'état d'empreintes. Seule subsiste, la trace carbonatée des ammonites (genres Dactylioceras, Lytoceras, Hildoceras...).

Au Toarcien sup., les ammonites sont conservées dans des "miches" de calcaire induré et parfois on les trouve au centre des   "septarias", ces miches particulières, aux fentes de retrait remplies de cristallisations diverses. Les fossiles ayant sans doute contribué au développement de ces nodules. 

Cet exemplaire de septaria(scié et poli, diam.:335mm) nous montre le fentes de retrait, ici remplies par diverses  minéralisations (calcite, aragonite, sulfures et de grandes lames de gypse).

Ce petit nodule (diamètre de 145 mm) était très fissuré ce qui a permis de voir cette magnifique Hidoceras qui noyautait ce septaria. Cette occasion est exceptionnelle car les ammonites ne sont révélées habituellement que par le  sciage du nodule. L'aptycus incrusté sur le "couvercle" est peut être celui de l'hôte de ce nodule...

Les ammonites extraites de ces nodules sont de  conservation  excellente . Le travail de dégagement est éprouvant, les septarias  sont extrêmement dures, mais il n'est pas rare d'obtenir des sujets complets.

Cette Hildoceras possède un péristome prolongé par des apophyses jugales, elle peut être comparée au 1er spécimen de la page suivante qui possède un péristome simple (dimorphisme sexuel). Elle est également de petite taille( 52mm ici pour d'autres sujets qui atteignent facilement les 150mm)

 

 

Ces deux exemplaires extraits d'une miche,  sont d'une conservation excellente . Ils appartiennent tous deux au genre Hildoceras. La plus grosse  possède sont péristome et un test de substitution en calcite sur la quasi totalité du spécimen. Je tiens à préciser que ces ammonites (comme toutes celles qui sont présentées sur ce site) ne sont recouvertes d'aucun produit. C'est un aspect patiné parfaitement naturel.


Dimensions du bloc : 150x160

 

 

Ce bloc contient au moins trois genres différents :
Hildoceras  - Dactylioceras  - Harpoceras. ainsi que de nombreux aptychus au verso du bloc.
Cette plaque montre la densité impressionnante qui peut être rencontrée dans les miches du Toarcien de la région.

Dimensions du bloc :390x280

Comme précédemment, cette plaque issue d'une grosse "miche", confirme le densité des fossiles. Certains sont minuscules et sont difficilement visibles sur la photo qui est réduite. Présence de nombreux aptychus ainsi qu'un rostre de bélemnite. 

Dimensions du bloc :132x110

Association (Hildoceratidea et Dactylioceratidea) .

Respectivement : Hildoceras et Porpoceras

 

Quand le monde des fossiles rencontre l'univers des minéraux... Il est fréquent de rencontrer des phénomènes d'épigénisation et/ou de recristallisation dans les fossiles. Je ne suis pas un acharné du sciage mais il est parfois intéressant d'avoir recours à ce procédé afin d'en observer la structure interne.

Coupes sagittales de deux Hildoceras sp.

N°1

N°2

Les phénomènes d'épigénisation ou de recristallisation dépendent des conditions d'enfouissement et de fossilisation, des teneurs en sels et divers éléments des dépôts sus-jacents et des eaux ayant percolé la série. Le premier exemplaire est entièrement pyritisé . Les loges sont remplies soit par de la calcite associée à des sulfures(couleur verte à verdâtre), soit à des oxydes de fer ou encore à du gypse(blanc). L'exemplaire N°1 provient de  de l'Aveyron. 

Le second est épigénisé par de la calcite teinté plus ou moins par des oxydes de fer. Le siphon sur la face externe est bien visible sur tout le phragmocône.

Détails

La calcite est certainement l'élément le plus présent dans les phénomènes d'épigénisation et de recristallisation. Les cristaux de calcite de taille centimétrique se sont développés dans la loge d'habitation de cette Dactylioceratidea.

Phylloceras sp

L'absence de test sur le phragmocône, montre admirablement les sutures cloisonnaires de cette Phylloceras à la loge d'habitation légèrement écrasée. Les dimensions sont donc un peu erronées. L'ombilic punctiforme est non mesurable (NM)

 

Le Nautile est le céphalopode le plus négligé , et on "l'intercale" dans toutes les études sur les  Ammonoidea en comparant ses caractéristiques morphologiques avec ces dernières, puisque c'est le seul représentant vivant "cousin" de nos chères ammonites.

 

 

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